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 Buuuh

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MessageSujet: Buuuh   Sam 7 Avr - 23:59


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Roromiya Karuta @ Inu x Boku SS


Rachel Kihlén

Surnom(s) : ...
Âge : 17
Sexe : ♀
Née le : 7 Juillet
Nationalité : Suédoise
Groupe : Perdu
Adhésion : Aucun
Statut : Jack of all trades

Physique

Taille : 157 centimètres
Poids : 47 kilos
Corpulence : notre adolescente est plutôt du genre petite, fine et légère mais pas frêle pour autant, contrairement aux apparences (pratiquer le full contact a ses avantages).
Peau : claire, lisse et douce.
Cheveux : son visage est encadré de cheveux blonds mi-longs.
Yeux : a de grands yeux bleus.
Membre(s) en métal :
Autre(s) : malgré l'air las et la tête d'ahurie qu'elle affiche en permanence, Rachel est une fille vive et agile. On notera également qu'elle ne sourit pas souvent... et c'est bien dommage, d'ailleurs.

Personnalité

Orientation sexuelle : a aimé une femme, ne s'est jamais sentie attirée par les hommes... mais on n'est jamais à l'abri d'une relation hétéro, j'imagine.
Qualités : calme ♦ débrouillarde ♦ persévérante ♦ optimiste ♦ ambitieuse ♦ tolérante (dans une certaine mesure) ♦ sociable
Défauts : manipulatrice ♦ calculatrice ♦ opportuniste ♦ tête de mule ♦ bagarreuse ♦ curieuse ♦ culottée
Gouts : gourmande, elle aime tout ce qui est sucré et il est déconseillé de la laisser seule en tête à tête avec un pot de nutella. Elle aime se battre, aussi. Ça défoule. Et les chats. C'est mignon ces bêtes là. En revanche, elle n'aime pas beaucoup Stanislas. Les légumes non plus, remarquez. Quant à savoir ce qui est pire entre passer une après-midi avec Stanislas ou finir ses brocolis... allez savoir !
Rêve(s) : revoir le ciel étoilé.
Peur(s) : notre adolescente, en plus de sa phobie des orages, a peur des araignées. Ces sales bêtes sont velues et pleines de pattes et... et... voilà, quoi.
Secret(s) : la femme dont elle est tombée amoureuse était sa sœur.
Autre(s) : Rachel est un garçon manqué : non seulement elle ne se comporte pas toujours de façon féminine et délicate, mais elle préfère également s'habiller au masculin. Robe, jupe et maquillage sont des mots tabous pour elle. En ce qui concerne les grandes occasions et le travail, elle ne jure que par le costard-cravate.

Passé

Oh ? Vous voulez connaître mon histoire ? D'accord, je vais satisfaire votre curiosité. Je suis née à Stockholm, en Suède. J'ai grandi là bas, au sein d'une famille aimante et sans histoires. Sofia, ma mère, était institutrice. Sven, mon père, était ingénieur en informatique. Ces deux-là se sont toujours pliés en quatre pour me rendre heureuse. Je leur en serai toujours reconnaissante. Quoi qu'il en soit, je consacrais mon temps libre à la famille, aux jeux vidéos et au full contact. Full contact, oui. Ça vous étonne ? Qu'une petite demoiselle comme moi ait pratiqué un sport de combat ? Et pourtant, j'étais une vraie brute. J'en suis toujours une, à ce qu'il paraît. Une bonne moitié des matchs auxquels j'ai participé se sont révélés être totalement inégaux : je massacrais ces pauvres filles sans leur laisser la moindre chance. Une vraie terreur. Je ne me retenais jamais et mes coups de pied étaient dévastateurs, à en croire mon entraîneur. Il se demandait souvent comment je pouvais mettre tant de puissance dans de si petites jambes. Mes parents, eux, étaient fiers de moi. Ils auraient préféré que j'aie une activité moins violente, que je sois plus féminine en général, mais ils n'ont jamais cessé de me soutenir dans mes choix. Ça me faisait plaisir, évidemment, mais je ne faisais pas ça pour eux. Si je me surpassais de la sorte, c'est parce qu'elle me regardait, parce qu'elle m'encourageait. Je ne pouvais pas me permettre de perdre devant elle. Au fond, je n'aimais pas spécialement le full contact. Si je m'entraînais tant, c'était dans le but secret de devenir assez forte pour la protéger.

Elle ? Sara. Une fille formidable. Une fille si belle et si douce. Une fille si gentille et si fragile. Une fille dont je suis tombée follement amoureuse. Ma grande sœur. Jugez-moi si vous voulez, je m'en fiche. Je ne m'attends pas à ce que vous me compreniez de toute manière. Je l'aimais à la folie. Je n'ai jamais osé le lui dire clairement mais je chérissais chacun de ces instants passés à ses côtés. Nous étions inséparables, nous nous soutenions mutuellement. Je me souviens encore de ces soirées d'été que nous passions sur la terrasse à observer les étoiles, à nous raconter tous nos secrets, à discuter de tout et de rien des heures durant. Il ne m'en fallait pas plus pour être heureuse. Je vivais sur un petit nuage et je croyais sincèrement que rien ne pourrait entacher mon bonheur. Quelle naïve je faisais.
Stanislas est entré dans nos vies et a détruit mon univers. Je me souviens encore du jour où Sara se confia à moi en affirmant avoir trouvé l'amour. J'ai cru à une mauvaise farce mais... elle semblait si heureuse... et... malheureusement, elle était sincère. Qu'est-ce qu'elle a bien pu lui trouver ? Abruti, niais, pleurnicheur, incapable... cet idiot a tous les défauts du monde. Il n'était pas assez bien pour elle. Il ne la méritait pas. Aujourd'hui encore, je me demande ce qui a bien pu la pousser dans ses bras en dehors de la pitié. Je le haïssais tellement. Je me montrais odieuse avec lui et ma sœur m'en voulait. Nous nous sommes mises à nous disputer à cause de lui. Elle le rejoignait chez lui des week-ends entiers et je ne le supportais pas, j'avais peur, je me faisais des films. Il s'invitait dans notre maison et toute la famille le trouvait charmant. Avant que je ne m'en rende compte, il m'avait remplacée. C'était lui, désormais, qui passait les soirées d'été aux côtés de ma sœur, à contempler les étoiles. J'en ai énormément souffert mais j'étais persuadée que Sara finirait par comprendre que son prince charmant n'était qu'un bon à rien. J'étais persuadée que leur couple ne tiendrait jamais le coup et qu'elle finirait par le larguer. Quelle naïve je faisais, vraiment.

Ils se sont mariés. Haha... mariés, oui. Ils ont naturellement emménagé ensemble. Sara est partie loin de moi, m'a abandonnée seule chez nos parents. Je n'avais jamais autant souffert de ma vie. J'en ai pleuré des nuits entières. Ridicule, n'est-ce pas ? Mais je me suis reprise en main. Je savais que me lamenter sur la situation ne m'aiderait pas à la changer. Je devais arrêter de faire confiance au destin pour séparer ces deux là : si je voulais récupérer ma sœur, je devais agir moi-même. Alors, je me suis transformée en stalker. Je me suis mise à suivre Stanislas comme son ombre, aussi discrètement que possible, aussi souvent que possible, quitte à sécher les cours. J'étais persuadée qu'il la tromperait, qu'il ferait des choses dans son dos. Il aurait forcément fait une erreur et j'aurais été là pour le prendre la main dans le sac. Je voulais qu'il lui brise le cœur, je voulais qu'ils divorcent. Sara serait revenue à la maison et j'aurais été là pour la consoler. Elle aurait compris que j'étais la seule personne dont elle avait besoin. Hélas ! Cet idiot s'est montré digne de confiance et n'a jamais rien fait qui aurait pu mettre son mariage en danger. Frustrée par ces mois de filature infructueux, je me suis mise à imaginer de nombreux plans plus terribles les uns que les autres pour le piéger, pour le pousser à fauter. Je n'ai pas eu le temps de les mettre en pratique.
Sara est morte.

C'est de ma faute si elle est morte. Je savais qu'elle avait des ennuis à son école d'art, même si elle refusait de me donner des détails, et je n'ai rien fait pour lui venir en aide. Je mourrais d'envie d'intervenir mais je ne l'ai pas fait. Que diriez-vous si votre petite sœur débarquait dans votre salle de classe pour engueuler les imbéciles qui s'acharnent sur vous ? Je ne voulais pas lui faire honte. Je me souviens même avoir pris sur moi pour en parler à Stanislas mais à l'entendre, ce n'était rien de grave. Il était comme moi, dans le fond : il ne se doutait pas de la gravité de la situation. Ils l'ont tabassée et elle est tombée dans le coma. Je n'aurais jamais imaginé que les choses iraient si loin. J'aurais dû être là pour elle, j'aurais dû être là pour la protéger. Je m'en veux tellement de ne pas avoir insisté, de ne pas m'être imposée, de ne pas l'avoir aidée alors qu'elle en avait besoin. J'ai passé des journées entières à l’hôpital, à veiller sur elle, à attendre qu'elle s'éveille. Je refusais d'aller en cours, je refusais de me nourrir correctement... plus rien n'avait d'importance à mes yeux. Je voulais juste être à ses côtés lorsqu'elle ouvrirait les yeux. Stanislas était là aussi. Nous ne nous parlions même pas. Nous nous contentions d'attendre.
Elle ne s'est jamais réveillée. Elle est morte. Et ce jour là, c'est une part de moi-même qui s'est envolée avec elle. Je n'étais plus que l'ombre de moi-même. Je me contentais de rester assise, les yeux perdus dans le vide, refusant de parler à qui que ce soit. Et lorsque j'ai enfin réalisé que je ne la verrais plus jamais, lorsque mes larmes se sont enfin mises à couler, c'est dans les bras de Stanislas que j'ai trouvé du réconfort. Ce même Stanislas que j'ai tant haïs, oui. Ce même Stanislas que j'ai surpris en train de commettre un meurtre. La mort de ma sœur l'avait rendu fou mais plutôt que de le dénoncer, j'en ai profité. Je me suis servie de son état, je me suis servie de mes larmes et de ma détresse, pourtant sincères, pour l'attendrir, le manipuler et obtenir son aide dans un projet insensé. Un projet de vengeance.

On nous a dit qu'une enquête allait être ouverte mais je n'avais aucune envie de faire confiance à la justice. Combien de temps mettraient-ils avant de trouver les coupables ? Je n'étais même pas sûre qu'ils les trouvent. Et même si ces derniers auraient été arrêtés, je suis certaine que leur peine aurait été ridicule. Sara est morte. Ils devaient payer de leur vie. Stanislas a réussi à se procurer des armes et nous nous sommes rendus dans cette fameuse école d'art, l'école supérieure des beaux-arts de Stockholm, Kungliga Konsthögskolan. J'avais tout prévu, je connaissais les horaires et les locaux utilisés par ma sœur. Nous savions exactement où aller pour trouver nos cibles. Nous sommes entrés dans la pièce et nous avons fait feu. J'ai fais feu. Stanislas a participé, mais je crois qu'il ne s'était pas attendu à un spectacle aussi violent, aussi sanglant. Certaines personnes nous ont regardés avec des visages implorants, les yeux remplis de larmes, en nous demandant pourquoi nous avions décidés de les tuer. Certaines personnes nous ont suppliés de leur laisser la vie sauve. Je suis sûre que Sara a supplié ses agresseurs, elle aussi. Je les ai abattus de sang froid. Certains se sont traînés sur le sol en se vidant de leur sang. Je les ai achevés sans aucune pitié, un sourire malsain s'étirant sur mes lèvres. Je savais que seule une partie d'entre-eux était responsable de la disparition de mon amour, mais les autres étaient forcément au courant de ce qu'ils lui faisaient subir et ne lui sont pas venus en aide. Aucun d'entre-eux ne méritait de vivre. Aucun. Nous les avons tous tués. Ce fut un véritable massacre. Lorsque tout fut terminé, je me suis simplement assise sur une chaise, au milieu de tous ces cadavres, et j'ai attendu, tandis que les sirènes de police résonnaient au loin.

Je n'avais même pas prévu de fuir après ce carnage. Je me suis laissée arrêter sans opposer la moindre résistance. Arrêtée pour le meurtre de dix-huit jeunes gens. Mes parents ne m'ont rendu visite qu'une seule fois après ces atrocités. Mon père ne m'a même pas accordé un regard ; ma mère s'est mise à pleurer, à me traiter de monstre, à supplier qu'on lui rende sa petite fille. Ils m'ont rejetée. Je n'étais plus rien à leurs yeux. Je ne m'attendais pas à ce qu'ils me comprennent mais... je... ça m'a tout de même fait mal. Seule, abandonnée, me sentant toujours aussi vide, je me suis enfermée dans le mutisme. On m'a fourni un avocat compétent, je n'ai jamais daigné lui parler. Je n'ai même pas ouvert la bouche durant le procès, je n'ai répondu à aucune question. Monsieur l'avocat a fait son possible pour me défendre mais mon comportement ne lui a pas facilité les choses. Selon lui, j'étais psychologiquement fragile depuis la mort de ma sœur, j'avais perdu la tête. Il a tenté de faire passer Stanislas pour le cerveau de l'histoire, à tenté de convaincre les jurés qu'il m'avait manipulée. Quelle ironie. Le brave homme a même tenté de faire passer mon mutisme comme une preuve selon laquelle toute cette histoire m'avait profondément traumatisée.
Ses efforts furent vains : j'ai été jugée coupable, condamnée à finir mes jours à Gefängnis. Les preuves étaient accablantes, la sentence irrévocable. Il en fut de même pour Stanislas. J'ai accepté mon sort sans aucune difficulté. Je ne me sentais plus à ma place dans ce monde où ceux qui vengent les innocents sont considérés comme des monstres sans cœurs, de toute manière.

Je me suis rapidement habituée à la vie dans cette prison. Ça n'a pas été facile, je dois l'avouer, mais mes compétences en full contact m'ont beaucoup aidée. J'ai su me défendre, j'ai su défendre Stanislas. Ce grand dadais n'aurait jamais survécu sans moi. J'aurais pu l'abandonner dès notre arrivée ici, remarquez, mais... au fond... il était mon seul repère dans ce monde où la survie est le maître mot. Je me sentais moins seule, moins fragile en sa compagnie. Je ne regrette pas de l'avoir gardé à mes côtés, au final. Il sait se montrer utile. Heureusement, d'ailleurs, parce que le bonhomme est du genre envahissant. Rachel, une bestiole me poursuit ! Rachel, un monsieur veut me frapper ! Rachel, j'arrive pas à ouvrir le bocal à cornichons ! Il ne peut vraiment pas se passer de moi et il ne se gêne pas pour me le rappeler le plus souvent possible. Quant à moi, j'ai décidé de chambouler ce monde à ma façon.
Comment ? Je ne sais pas encore, mais ce sera toujours mieux que de ressasser le passé pour le restant de mes jours.

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Buuuh

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