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 Yes I am a man.

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Benamélioré

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MessageSujet: Yes I am a man.    Dim 2 Déc - 2:05

Victoria l'Original 8D


Nom : Mercantil
Prénom(s) : Victoria
Surnom(s) : Viky, Vic, Batman
Âge : 27 ans

Études/métier :
Il n’a pas été scolarisé avant ses 18 ans à cause de son handicap et ne connait par conséquent pas grand monde de son âge. Il a par contre suivi de longues études de médecine dans une université On pourrait trouver bizarre qu’un aveugle exerce un métier si… délicat, mais il est médecin. Officiellement, il est expert en cancerologie. Dans la pratique, il s’occupe aussi des femmes enceintes, de la détection de tumeurs et de soins contre le stress. C’est fou ce que les ultrasons peuvent être utilisés en médecine.
Orientation sexuelle :
Faites-lui d’abord comprendre la différence fondamentale entre un homme et une femme, il y réfléchira après. Il a beau être médecin, le concept lui échappe un peu. Prenons un exemple. On lui a dit que les filles, contrairement aux hommes « avaient de la poitrine ». Comment voulez-vous qu’il se fasse une idée d’une chose aussi bizarre ? Il faudrait qu’unr personne de sexe féminin accepte qu’il « voit » ça avec ses mains, mais étrangement, il y a peu de volontaires… Oui, à 27 ans, il est donc toujours vierge. Ça ne le perturbe pas beaucoup, si vous voulez tout savoir.


Pouvoir/particularité :
Une particularité ? Il est aveugle de naissance. Un pouvoir ? Il émet des ultrasons. Et il a appris à s’en servir, plutôt bien d’ailleurs, car il arrive à les utiliser dans le domaine pourtant très pointu de la médecine. Dans une petite salle d’hôpital, les utilisations qu’il peut faire de ce pouvoir pour aider son prochain sont multiples, même si certainement moyennement légales. Dans la rue ou un quelconque grand espace par contre, les choses changent. Il a une capacité de concentration assez réduite. De plus, il est plus habitué aux travaux de précision à l’hôpital et ne sait donc pas lancer d’ultrasons sur une grande distance ou surface. A cause de ça, il a une forte tendance à se cogner contre tous les objets se situant sur ses côtés ou à prendre pour un être humain un arbre situé à quelques mètres et vice-versa.
« Physique & psychologie »

Look at you : Le physique de Victoria… Oh, il a un physique assez commun,. Un mètre soixante-dix environs, pas particulièrement enveloppé, un corps et un visage assez fin, toujours rieur, des yeux toujours cachés sous des mèches de cheveux verts… Oui, verts. On commence à toucher du doigt le principal problème du jeune homme : ses gouts. Parce qu’ils sont très, très discutables.
Non, sincèrement, c’est criminel. On ne devrait pas le laisser faire ça, c’est une atteinte à l’intégrité oculaire des autres personnes, on dirait presqu’il fait ça pour se venger. Cruel vraiment. Vous visualisez un feu tricolore ? Rajoutez une dizaine de couleurs, les plus fashy qui vous viennent en tête, assemblez-les dans la désharmonie la plus totale, et vous aurez une idée de la manière dont s’habille Victoria.
Ce n’est pas de sa faute, me direz-vous, il est aveugle, il ne peut pas savoir. Sauf que ce sont ses yeux qui ne fonctionnent pas, pas ses oreilles. Et on lui a expliqué maintes fois que ça n’allait pas. Mais il se contente de sourire béatement comme il sait si bien le faire. Dans les magasins, il demande expressément qu’on le conduise vers les vêtements les plus colorés.
Malgré les apparences, ce n’est pas pour embêter le monde. Simplement, il aime bien. Il ne saisit pas la notion de « couleur » mais l’idée qu’il s’en fait lui plait.

Deep in your mind : Une chose à savoir à propos de ce jeune homme, c’est qu’il est heureux de vivre. Vraiment. Il sourit toujours. Certains disent que comme il n’a jamais vu l’expression faciale d’autres personnes, c’est la seule émotion qu’il est capable d’exprimer. Ils se trompent. Victoria est simplement ravi de son existence. Il pourrait presque correspondre à la définition d’imbécile heureux, si seulement c’était réellement un imbécile. Or, c’est loin d’être le cas. C’était un brillant élève, c’est maintenant un brillant médecin, malgré son handicape. Il est intelligent, mais surtout, il a de la volonté. La volonté de se rendre utile, plus précisément. La volonté qu’on le voit, lui qui ne voit rien. Il est très gentil. Enfin, il fait comme si en tout cas. S’il devait être absolument sincère, il reconnaitrait qu’il est un peu jaloux de ceux qui voient. Mais il ne l’est pas, absolument sincère. Enfin, comme tout le monde, n’est-ce pas ? On essaie tous de passer pour le plus sympathique possible.
Il est profondément pacifiste et adopte, en cas de conflit, une méthode ingénieuse qui consiste à afficher soudainement un grand sourire béat et à devenir instantanément idiot. Imaginez un peu : vous trainez tranquillement dans les rues et croisez un arc-en-ciel à lunettes sombres. En bon voyou que vous êtes, vous commencez à l’invectiver à l’aide de qualificatifs peu élogieux. Tout à coup, votre interlocuteur s’immobilise en affichant un air qui laisse penser que ses neurones viennent de procéder à un suicide collectif, se transformant en extasie. Qu’est-ce qu’il a à vous regarder d’un air débile, derrière ses lunettes noires ? Est-ce qu’il vous regarde vraiment ? Vous ne voyez pas ses yeux, ça vous énerve. Pourquoi il ne répond pas à vos attaques ? Vous passez votre chemin. Et Victoria peut continuer sa route sans s'inquiéter.

« Your story »

Victoria aurait pu être quelqu’un de radicalement différent. Victoria aurait pu être aigri, cruel, mesquin, déprimé et renfermé. Victoria l’a été, pendant un moment. Il l’a été à partir du jour où sa mère à voulu lui lire une histoire. Assise au bord de son lit, elle lui a fait toucher la couverture d’un livre de conte, avant de l’ouvrir et d’entamer la lecture. Curieux de savoir comment l’objet pouvait permettre à sa mère de connaitre de si belles histoires, le petit garçon lui arracha le l’ouvrage des mains et passa les siennes sur les pages lisses et douces de papier glacé. Il ne sentait rien, strictement rien, rien que cette surface lisse, froide. Son incompréhension était totale. Sa mère tenta de lui expliquer qu’il y avait des signes imprimés sur le papier, des signes qu’il ne pouvait pas plus voir que sentir.
« TU MENS MAMAN TU MENS ! IL N’Y A RIEN ! »
Victoria avait jeté le livre à travers sa chambre avec rage. Il n’avait jamais réellement pris conscience de son handicape auparavant. Ce qu’on a jamais connu ne peut pas nous manquer. Devant ces pages lisses dont il était incapable de tirer les histoires que sa mère lui contait, il avait réalisé ce qu’il ne pourrait jamais faire. Il réalisait qu’il ne pouvait même pas ne serait-ce qu’imaginer des choses que les autres voyaient clairement.
Il prit alors en horreur tout ce qui lui échappait. Livres, tissus, écrans, tout ce qu’il pensait susceptible de porter ces inscriptions qui lui étaient invisible, il les haïssait de toute son âme. Il restait prostré dans sa chambre, refusant de sortir, de passer devant des choses qu’il ne verrait de toute façon pas. Ses parents devaient faire maintes promesses quand ils lui présentaient des vêtements, jurant que l’habit était tout à fait uni et ne portait aucun motif, aucune inscription. Plusieurs années passèrent ainsi, pendant lesquelles Victoria ne faisait plus confiance à personne, enfermé dans son obscurité. Et puis il y eut son don. Fondamentalement, ça ne changeait rien. Il mit un certain moment avant de réaliser que cette fréquence étrange qu’il arrivait à émettre n’était pas perçue par les autres, et qu’il pouvait l’utiliser pour se repérer, connaitre la forme d’un objet devant lui, sa nature. Pour la première fois depuis longtemps, il se sentit curieux. Il voulait en apprendre plus sur cet étrange phénomène. Malheureusement, parmi les cassettes audios qui lui servaient de cours, aucune ne traitait des ultrasons, ce n’était pas vraiment le genre de choses qu’on étudiait avec un enfant de treize ans.


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Benamélioré

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MessageSujet: Re: Yes I am a man.    Dim 2 Déc - 2:08


I Walk Alone... I Walk Alone, I Walk A...
Victoria Mercantil

Nom : Mercantil
Prénom(s) : Victoria
"Nickname" : Vic, Viky. Mais pas Victor.
Date de Naissance : 30 octobre
Âge : 24 ans
Nationalité : Américain
Statut : Vous avez déjà remarqué ce mec à la cantine, dont l'unique activité est de remplir une assiette avec de la nourriture insipide avant de le déposer devant lui pour que des marmots hurlants puissent se nourrir ? Enchanté.

I remember when my mama said "Don't Talk to Strangers"♫
ce qu'il est inutile de savoir

Signe Astrologique : Scorpion
Groupe Sanguin : A+
Chiffre Chanceux : Chanceux hein... 24. Le nombre de jours pendant lesquels j'ai réussi à survivre seul chez moi. Une chance miraculeuse pour un aveugle qui n'avait jamais rien fait tout seul.
Un mot pour le/la décrire : Aveugle. Je suis lucide, c’est comme ça que les gens me désignent quand ils parlent de moi.

Classe Sociale : On ne va pas chipoter avec des jolis mots tels que « défavorisé ». J’étais pauvre, mon arrivée ici n’a vraisemblablement pas beaucoup amélioré ma situation malgré ce qu'on m'avait promis.
Piercings : Mon oreille gauche est percée, mais c’est le résultat d’un accident totalement involontaire. Enfin, le fait est que je dois pouvoir y accrocher un truc. Mais je préfère mettre des clips, plus pratiques.
Tatouages : Le numéro de téléphone de mon père tatoué sur l'avant-bras droit. Il voulait avoir une chance de me retrouver si jamais il m'arrivait quelque chose. En tout cas, ça ne nous a pas aidé à le retrouver, lui.
Autres distinctions : Aveugle. Et très coloré. Vous verrez.

Turning my Face in front of the Mirror
pour en savoir + sur lui/elle

Physique :
Mon physique…. Sérieusement, vous me demandez de décrire quelqu’un ? Une chose vous a échappé dans ce que j’ai dit précédemment ? Aveugle. Non-voyant. Quelqu’un qui ne peut pas voir, donc qui ne peut rien décrire. Même pas lui-même. Vous avez des yeux vous, servez-vous en puisque vous le pouvez, sinon donnez-les moi.

Enfin bon, si c’est absolument nécessaire… Il parait que je fais dans le mètre soixante-dix et que c’est une taille dans la moyenne. Tout ce que je peux dire, c’est que quand un homme s’adresse à moi, la voix vient souvent d’en haut, donc je pense que si c’est dans la moyenne, c’est plutôt la moyenne basse. Je suis pas gros, j’ai pas les moyens de m’empiffrer, et puis de toute manière, travailler dans une cantine vous dégoûte de tout. J’avais essayé d’apprendre à sourire avec ma mère, mais je ne sais pas ce que ça donne, alors j’évite. J’ai pas d’autres expressions en réserve, je dois vaguement être capable de reproduire quelques mimiques qu’elle exécutait devant moi pour que je touche son visage pour constater ce que ça donnait, mais j’ai des doutes sur mes capacités de reproduire tout ça. Et puis je ne vois pas l’intérêt de déformer mon visage comme ça, les gens n’ont pas à savoir ce que je pense ou ressens, qu’ils s’occupent plutôt de leurs problèmes. La couleur de ma peau, de mes yeux, je ne peux pas vous aider. Je porte des lunettes en tout cas, noires parait-t-il. C’est le patron qui a voulu, je ne sais pas pourquoi. Du coup, je les garde aussi en dehors du boulot. Le seul renseignement que je peux vous donner sur mon physique, c’est que mes cheveux doivent être verts en ce moment, si le coiffeur n’a pas fait n’importe quoi. Pour le prix qu’il me demande, il a pas intérêt. Enfin, c’est un ami je crois, il a dû faire ce que je lui demandais. En tout cas, la dernière fois, quand je lui avais demandé du rose, il m’avait obéi, j’avais entendu les commentaires des gamins.

A quoi ça sert ? Je sais pas. A rien en particulier, je peux pas voir. Mais au moins, les autres ne peuvent pas ne pas me voir. Qu’ils se servent un peu de leurs yeux ces cons. Ils réalisent pas la chance qu’ils ont. Il n’y a pas que les cheveux que je m’applique à rendre visible. Benedict, le coiffeur, m’aide à trouver des fringues flashy. Rose, jaune, vert, bleu, je m’en fous, ça fait pas de différence pour moi, je sais même pas à quoi ça correspond, du moment qu’on me confirme que c’est visible de loin, ça me va. Je fais ça pour deux raisons : le conditionnement que j’ai subi avec mon père qui tenait absolument à me faire porter des trucs voyants pour me retrouver facilement dans les lieux publics, et parce qu’une grand-mère avait marmonné à côté de moi que mon style vestimentaire lui brûlait les rétines. Ça m’a bien plu. Quand je vais le voir, Bene me donne des fringues qui sont censé correspondre à mes critères, et je me démerde tout seul avec par la suite, donc ne vous attendez pas à une harmonie dans les couleurs. Ce n’est pas l’effet recherché de toute façon. Mon but, c’est de vous faire regretter de pouvoir voir alors que je ne peux pas.

Psychologique :
Indifférent. Je pense que ça doit aller comme qualificatif, pour me décrire. Je me contrefiche totalement des gens, j’ai eu beaucoup d’occasions dans mon enfance pour apprendre que personne n’en avaient jamais rien à foutre des autres, je ne vais pas faire exception. Ça ne veut pas dire que je ne me préoccupe de personne, ça veut juste dire que je ne ferais jamais le premier pas vers quelqu’un. Il n’y a aucune chance pour que je m’intéresse à vous, pour que je vous remarque au milieu de la foule de gens que j’entends passer. Mais si vous vous intéresser à moi, si vous me rendez un service, je ne dis pas. Je règle toujours mes dettes. Les dettes morales en tout cas, l’argent, on n’en a jamais assez pour se permettre de n’avoir qu’une parole là-dessus, et même si je n’hésite jamais à en demander, je n’ai pas pour habitude de le rendre. A vot’ bon cœur m’sieur-dames.

Si j’étais absolument sincère, je devrais reconnaitre que je suis jaloux de vous, de tous ceux qui voient, qui peuvent dire que le ciel est bleu en comprenant parfaitement ce que cela veut dire. Mais, je ne le suis pas, absolument sincère. Comme tout le monde n’est-ce pas ? Ce n’est pas parce que je suis aveugle que je ne vois pas les mensonges. Ils essaient tous de se faire passer pour plus sympathique qu’ils ne le sont. Je ne me donne pas cette peine, j’agis comme je suis, avec mon visage constamment dépourvu de la moindre expression. Je ne suis pas gentil pour le plaisir, je ne suis pas méchant non plus. Sauf quand un imbécile entreprend de me décrire ce qu’il y a autour de nous. C’est la chose qui m’insupporte le plus, ces personnes qui, sous prétexte de vouloir aider, étalent devant vous toutes les choses qu’il peut faire et vous pas. Ils vous décrivent les voitures jaunes, les peintures murales… ça ne veut absolument rien dire pour moi, rien du tout, ça souligne juste mon handicape en m’obligeant à admettre qu’il existe un monde totalement hors de ma portée. C’est la seule chose qui peut me pousser à être méchant gratuitement. Ça et les gens qui s’apitoient sur mon sort.

Je n’aime pas les gens, je n’aime pas mon boulot, je n’aime pas l’espèce d’immeuble abandonné dans lequel j’ai réussi à m’installer, je n’aime les médicaments obligatoires qu’on doit prendre chaque jour, chaque mois, je n’aime pas cette capacité bizarre qui me fait produire et entendre des sons qui me vrillent le cerveau, mais j’aime vivre. J’ai n’ai rien, strictement rien de bien dans ma vie, mais je l’aime quand même, et je peux vous jurer que vous ne m’entendrez jamais gémir sur mon sort, parce que tant que vous êtes en vie, vous n’avez pas le droit de vous plaindre, vous n’avez pas le droit de râler, et surtout, vous n’avez pas le droit de vouloir mourir, parce que vous ne savez pas de quoi vous parler. Je ne renonce pas à l’espoir d’améliorer ma vie, parce qu’on en a toujours l’occasion aussi longtemps qu’on respire, et que je suis prêt à faire absolument n’importe quoi pour ça parce que je n’ai rien à perdre et que je ne pourrais jamais tomber plus bas que là où j’ai déjà été.


I need a Savior
certains sont des monstres, certains sont des sauveurs

Catégorie du Don : Psychique ?
Description du Don : Don… vous parlez de cette capacité bizarre que certaines personnes semblent développer ici ? La plupart n’aime pas en parler. Oui, bien deviné, je fais partie de la plupart des gens, donc je ne veux pas en parler. Ça ne change rien ? C’est bien ce que je pensais.

Vous connaissez le principe de l’écholocation ? Ça consiste à produire des ondes sonores pour repérer les obstacles dans l’espace. Certains aveugles l’utilisent, en tapant le sol avec leur canne ou en claquant la langue. Mais je suppose que si je parle de chauve-souris, tout deviendra plus clair pour vous ? Les ultrasons qui se répercutent, tout ça, vous avez dû en entendre parler. Moi pas, mais je n’avais pas entendu parler de grand-chose d’intéressant jusqu’à maintenant de toute façon. Bref, le fait est que je commence à pouvoir me servir d’ultrasons. Je ne m’en suis aperçu que très récemment, au début, je me suis juste mis à pouvoir entendre ces fréquences normalement inaudibles pour l’être humain. Quand elle vous vrille le cerveau, vous comprenez tout de suite pourquoi il est préférable de ne pas les entendre. C’est extrêmement douloureux, même si je m’y suis habitué, maintenant. C’est devenu beaucoup plus supportable, mon système auditif doit s’adapter, quand des ultrasons se produisaient autour de moi, je parvenais à me faire une carte mentale très vague de ce qui m’entourait, ça m’a évité quelques rencontres avec des murs ou des voitures. Et un jour, j’ai réalisé que je pouvais produire ces ondes moi-même, ce qui me permet de me faire une carte mentale moins étendue mais plus précise. Je peux distinguer une silhouette à quelques mètres de moi. Ça a complètement chamboulé la manière dont j’appréhendais le monde. J’arrive à distinguer la forme de petits objets si je suis près et que je me concentre, mais ça ne sert à rien, mes mains sont plus efficaces pour voir les choses.

Maîtrise du Don : Je le maîtrise très mal, je n'ai aucune expérience dans ce domaine, d'abord parce que ce n'est apparu que très récemment, ensuite parce que j'ai longtemps attendu avant de pouvoir et d'oser m'en servir. Je n'avais aucune idée de ce qu'il m'arrivait, aucune idée de ce que pouvait être ces sons stridents. J'ai galéré pour me renseigner, il a fallu que je demande de l'aide. Aujourd'hui, je peux repérer des gros objets devant moi, des plus petits aussi, si je me concentre et qu'ils sont vraiment près. Et si ce ne sont pas des verres, j'en ai déjà cassé un comme ça.

Sa relation avec les "Elementarist" : Rien à battre
Sa relation avec les "Physical" : Rien à battre
Sa relation avec les "Metamorphosis" : Rien à battre
Sa relation avec les "Psychic" : C’est des cons

Just go Back to Where we Began
nous avons tous un passé qui nous rattrape

Victoria aurait pu être quelqu’un de radicalement différent. Victoria aurait pu être heureux, gentil, doux, compréhensif, enjoué, serviable. Victoria l’a été pendant un moment. Il l’a été jusqu’au jour où sa mère a voulu lui lire une histoire. D’habitude, elle lui en racontait de tête, il n’y avait pas de livres à la maison, ça n’aurait servi à rien, elle était la seule dans la famille à savoir lire. Dieu seul sait pourquoi, elle s’était prise d’envie d’intéresser le petit dernier aux livres, alors qu’il était sans doute le moins apte à déchiffrer les caractères. Mais il était si calme comparé aux autres, un tempérament adapté à la lecture. Assise au bord de son lit, elle lui a fait toucher la couverture du petit livre de contes avant de l’ouvrir et d’entamer la lecture. Curieux de savoir comment l’objet lisse et rectangulaire que tenait sa mère pouvait lui permettre de raconter de si belles histoires, le jeune garçon lui arracha l’ouvrage de mains et passa les siennes sur les pages lisses et douces en papier glacé. Il ne sentait rien, strictement rien, rien que cette surface froide et polie. Son incompréhension était la plus totale. Sa mère tenta de lui expliquer qu’il y avait des signes imprimés sur le papier, des signes qu’il ne pouvait pas plus voir que sentir.

« TU MENS MAMAN TU MENS ! IL N’Y A RIEN ! »

Je me souviens avoir été furieux, pour la première fois de ma petite vie. J’ai lancé le livre le plus fort que j’ai pu et j’ai entendu le bruit de la couverture s’écrasant contre le mur, effritant le plâtre. C’était la première fois que je prenais vraiment conscience de mon handicap. Ce qu’on n’a jamais connu ne peut pas nous manquer, et je n’avais jamais souffert de cette absence de vision, ma famille faisant toujours tout à ma place, ne me laissant jamais me déplacer seul, chercher quelque chose seul. Malgré nos problèmes économiques, il y avait toujours un de mes parents ou de mes frères qui prenaient le temps de veiller sur moi pour que je ne me blesse pas. Mais devant ces pages lisses dont j’étais incapable de tirer les histoires que ma mère me contait, j’ai réalisé pour la première fois tout ce que je ne pourrais jamais faire, que je ne pourrais même jamais ne serait-ce qu’imaginer des choses que les autres voyaient clairement. J’ai pris en horreur tout ce qui m’échappait. J’ai changé et l’attitude de ma famille à mon égard a changé.

J’avais toujours été le petit prince malade de la famille, celui qu’on préservait des problèmes et dont on prenait toujours soin pour qu’il ne manque de rien, le petit innocent à protéger qui donne l’impression à la famille qu’elle se bat pour quelque chose. Cette image s’est brisée, pas seulement à cause de l’histoire du livre, mais aussi parce que l’usine qui employait deux de mes trois frères a fermé et que j’ai eu dix ans. On avait déjà du mal à s’en sortir, mais après avoir perdu deux sources de revenu, il n’était plus possible de me choyer comme je l’avais été. Il fallait que je me rende utile, et vu mon âge et mon handicape, il n'y avait pas un éventail très large de solution. Après maintes discussions auxquelles je n'ai rien compris, mon père m'a affublé d'un sweat trop grand qu'il a qualifié de "rouge, bien visible, pour pas qu'on te perde" et m'a confié à mon frère. Je n'ai pas vraiment compris ce qu'il se passait. Il m'a fait m'asseoir dans une rue pleine de bruit, s'est installé à côté de moi, et on est resté là sans rien faire pendant des heures interminables. Ce scénario s'est répété plusieurs semaines, mes deux frères se relayaient pour me surveiller, et personne n'avait pris la peine de m'expliquer ce qu'il se passait. J'ai fini par réalisé que les gens laisser tombé des choses métalliques dans un récipient en céramique devant nous. Des pièces. J'ai encore mis quelque temps avant de réaliser que nous faisions la manche. En réalité, je n'ai pas deviné ça tout seul. Pour moi, ces journées consistaient juste à somnoler contre un de mes frères en attendant qu'il décide que nous pouvions rentrer. ça a été très déroutant au début, tout le bruit de la rue. Je n'étais jamais sorti de chez moi avant, il n'y avait jamais eu plus de quatre personnes dans la même pièce que la mienne. C'était vraiment perturbant, mais ça m'a bien occupé la première année, pour apprendre à me servir de mon ouïe et de mon odorat pour deviner ce qu'il se passait autour de moi, combien de gens passaient, s'ils s'arrêtaient, ce qu'ils mangeaient... Le bruit des pièces, différent pour chacune, et des billets, bien plus difficiles. Plus rares aussi.
Comme je n'avais jamais entendu parlé de cette activité, il a fallu qu'on m'explique ce que je faisais. Mon père l'a fait quand mes frères ont retrouvé un emploi. Moins bien payé que le précédent, il remontait nos finances sans pour autant nous mettre hors de danger. C'est ce qu'on m'a dit en tout cas. Mon père m'a fait tatoué son numéro de téléphone sur l'avant bras, j'avais pour consigne de le montrer si on me demandait quoi que ce soit. Puis il m'a expliqué ce que je devais faire, c'est-à-dire la même chose qu'avant : rester assis dans la rue toute la journée sans rien faire de particulier. Mais tout seul.
Je n'ai jamais eu aussi peur de ma vie, parce que cette fois, il n'y avait personne avec moi. Vous ne pouvez pas réaliser ce que ça fait. Être seul dans un endroit inconnu, en sachant parfaitement qu'on serait incapable de retrouver le chemin de la maison si personne ne revenait vous chercher. Ma mère m'avait suffisamment raconté l'histoire du petit poucet pour que je panique. Mon père a écouté mes craintes le temps nécessaire, mais il n'a pas cédé et a fini par partir. J'ai passé toute la journée à m'imaginer qu'il ne reviendrait jamais et que j'allais rester là, pour toujours, à entendre défiler ces gens qui, quand il était question d'aider leur prochain, étaient aussi aveugles que moi. Mais il est revenu. Cette fois et toutes les suivantes, pendant neuf ans.
Je n'ai pas passé toutes ces années assis dans la rue. Si les commerçants voyaient au départ d'un mauvais oeil qu'un gamin supplémentaire s'installe devant leur magasin, mon handicape remplissait le rôle que mon père avait espéré de lui : qu'il attendrisse les gens. Je ne me suis jamais fait chasser contrairement à d'autres. Et à mesure que je devenais une présence habituelle, je me faisais de temps à autre réquisitionner par les commerçants pour quelques travaux, presque pas payés, mais payés quand même. J'avais l'impression de servir à quelque chose même si j'étais conscient qu'ils ne faisaient ça que pour se donner l'impression de faire une bonne action, et mon père me disait qu'il était fier de mes efforts. A partir de mes 17 ans, je ne passais même plus une heure par jour dans la rue. J'étais payé une misère pour ce que je faisais, dans le cas contraire ils ne m'auraient rien demandé.
Et puis un peu avant mes 20 ans, il s'est passé ce que j'avais fini par oublier de redouter. Mon père n'est pas venu me chercher. Ni ma mère. Ni aucun de mes frères. J'avais appris le rythme de la rue, je me repérais en fonction du volume de la foule qui passait devant moi et je me rendais bien compte que l'heure à laquelle ils venaient habituellement pour me ramener à la maison était passée de puis bien longtemps. Les magasins ont fermé, et tous les vendeurs qui me demandaient habituellement de leur rendre de petits services sont rentrés chez eux en faisant comme s'ils ne s'apercevaient pas de la bizarrerie de la situation. Je suis resté là encore des heures, en espérant que quelque chose avait juste mis mon père en retard. Mais il ne venait toujours pas et j'ai décidé d'essayer de rentrer, d'essayer de refaire ce chemin que j'avais fait des milliers de fois dans ma vie mais que je n'avais jamais pris la peine de retenir, parce que je n'avais jamais rien eu à faire seul. J'ai cru plusieurs fois que je m'étais perdu et puis je me suis retrouvé sur les gros graviers si particuliers qui recouvraient la route qui conduisait jusqu'à chez moi. Je me suis cru sauvé. Mais quand j'ai poussé la porte, il n'y avait aucun bruit dans la maison. Pas le moindre son qui aurait pu m'indiquer une présence. j'étais trop fatigué, psychologiquement comme mentalement pour m'inquiéter de ça, j'ai retrouvé mon lit avec un soulagement indescriptible et je me suis endormi en me disant que demain, tout irait mieux. Mais tout n'alla pas mieux le lendemain, ni le jour d'après, ni le jour encore d'après. Ma famille avait disparu. J'étais incapable de dire s'il manquait des choses, s'ils étaient partis volontairement ou non. En tout cas, il restait de la nourriture dans le placard, placard que j'ai eu du mal à trouver parce que je n'ai jamais eu besoin d'y chercher quoi que ce soit. J'ai vécu comme ça 24 jours, sans savoir ce que contenait la boite de conserve que j'ouvrais, une par jour pour économiser. Et un agent immobilier est venu. Le ton de sa voix montrait qu'il ne s'attendait pas à trouvé quelqu'un ici, il a immédiatement appelé la police en criant dans le téléphone qu'il y avait un jeune squatteur qui risquait de l'agresser. J'étais assez perplexe, s'il y avait eu un jeune squatteur chez moi, je l'aurais entendu.
Les policiers m'ont emmené quelque part en voiture, je n'écoutais pas ce qu'ils me disaient, trop affolé parce que je savais que je serais incapable de retrouver mon chemin après un tel trajet. Ce n'est qu'une fois arrivé à destination que l'un d'entre eux s'est aperçu que je ne voyais rien, leur attitude a immédiatement changé. Je leur ai expliqué ma situation, en retour, ils m'ont expliqué que ma famille avait vendu et était partie. Ils ont essayé d'appeler le numéro inscrit sur mon bras, ça n'a servi à rien, évidement. Ma situation ne devait pas être très exceptionnelle puisqu'ils ont très vite trouver un centre auquel me confier.
Ce ne fut pas une période très marquante de ma vie, je n'ai cherché à connaitre personne, personne n'a cherché à me connaitre. Ils ont juste essayé de m'apprendre, sans grand succès, le braille, l'histoire des Etats-Unis et les rudiments des mathématiques. Le jour de ma majorité, ils m'ont donné mes papiers d'identité, un peu d'argent, m'ont indiqué une adresse où je pourrais éventuellement trouver du travail et m'ont mis dehors en me souhaitant bonne chance. Quelques minutes plus tard, deux personnes m'ont arrêté, se présentant comme une organisation non gouvernementale dont le but était d'aider les jeunes en difficulté. Ils m'ont proposé d'aller m'installer dans une ville sûre pour commencer une nouvelle vie avec une aide financière conséquente. Mais si j'avais bien retenu une chose de mes années dans la rue, c'est que personne ne vous aide pour le plaisir, et qu'il faut se méfier des personnes qui vous promettent que tout s'arrangera si vous acceptez de les suivre. J'ai décliné l'offre, je me suis rendu à l'adresse que m'avait fourni le centre où, bien évidement, ils n'avaient pas de place pour moi. J'ai loué une petite chambre dans un quartier perdu, trouvé un petit travail sous payé dans une obscure entreprise qui avait besoin de remplir ses quotas d'handicapés. J'ai tenu presque trois ans. Arrivé au moment où je n'avais vraiment plus rien a perdre, j'ai contacté l'ONG et accepté leur proposition.
Ils m'ont expliqué un tas de choses, je n'en ai pas retenu un mot. Tout ce qui m'intéressait au point où j'en étais, c'était l'argent à la clé. Tout ce que j'avais à faire en échange, c'était déménager et prendre des médicaments. J'avais entendu parler des cobayes, mais sérieusement, je m'en fichais. Pour la première fois de ma vie, j'avais de l'argent de côté, ça suffisait.
Quelque chose qui ressemble à un toit, un boulot chiant mais stable, ma vie était devenue supportable. Et puis j'ai commencé à entendre des sons bizarres. Et puis j'ai commencé à pouvoir émettre des ondes étranges. Et puis je me suis dit que j'avais peut-être fait une grosse connerie en me disant que quelque soit la raison qui poussent ces gens à nous offrir une nouvelle vie, ça ne pouvait pas être si terrible.


Attention Please ! We're landing...
et voilà, déjà terminé

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Avatar : (si vous avez choisis un personnage manga, une image DA, mettez un lien, un nom, une image de base... qu'importe, c'est important)
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