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 Monsters can be made to fear †

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MessageSujet: Monsters can be made to fear †   Jeu 18 Sep - 7:54


Je me nomme Saran, Saran van Helzen.
Je suis née le 29 Février 1984.
Je suis entrée dans le manoir à 18 ans.

Je suis étendue à même le sol, brûlante de fièvre à cause de la morsure de cette silhouette vêtue d'un costume et d'un haut de forme. Je voudrais réussir à me relever, au moins réussir à lui crier de lâcher ma sœur, de la laisser s'en aller, mais aucun son ne sort de ma bouche et mes forces d'enfant m'ont abandonnée. Je vais mourir, certainement comme maman, à savoir transformée en œuvre d'art morbide, en une fresque écarlate recouvrant les murs de ma chambre. Je suis terrifiée, mes larmes coulent en abondance et mon nez est une vraie fontaine. J'arrive tout de même à trouver la force de lever une main tremblante vers Rachel, vaine tentative de lui venir en aide, mais les iris bleus du monstre ancrés dans les miens et ses crocs blancs étirés en un immense sourire, seules touches de couleur visibles sur son faciès d'ombre, me terrifient. J'ai cru mourir mais, contre toute attente, le monstre décide de me tourner le dos et de sauter à travers la fenêtre avec ma sœur sous le bras, de s'enfuir avec elle au lieu de nous massacrer. J'entends mon ainée hurler mon nom dans la rue mais je me vide de mon sang, sa voix se fait lointaine et ma conscience m'abandonne.
Je suis tellement désolée.
...

Je me réveille en sursaut, en sueur ; lasse de revivre ce cauchemar toutes les nuits. Je m'en veux terriblement de n'avoir su aider ma sœur, même si je n'étais qu'une enfant de huit ans face à une abomination aux traits humains. Je m'en voudrai toute ma vie. Je me retourne, ramène ma couverture sur ma tête et tente de résister aux effets de ma malédiction : ce soir, la lune est bien ronde dans le ciel et ces fameux effets sont accrus. Je me sens fiévreuse, sens mon sang en train de bouillir dans mes veines, et la douleur est insoutenable, surtout au ventre mais aussi au bras, là où ses dents ont arraché ma chair, mon humanité.






Je suis étendue à même le sol, brûlante de fièvre à cause de la douloureuse morsure de cette silhouette en costume et haut de forme. Je voudrais réussir à me relever ou au moins à lui crier de lâcher ma sœur mais rien à faire, mes forces d'enfant m'ont abandonnée et aucun son ne sort de ma bouche. J'arrive tout de même à tendre une main tremblante vers Naran dans une vaine tentative de lui venir en aide mais les iris rouges du monstre et ses crocs blancs étirés en un immense sourire, seules touches de couleur visibles sur son faciès d'ombre, me terrifient. Pire encore, le monstre me tend la main, comme s'il m'invitait à le rejoindre, pensant sans doute que mon geste lui était destiné. Je suis morte de trouille, mes larmes coulent en abondance et mon nez est une fontaine ; je veux ma maman mais elle est morte sans avoir su nous défendre, même avec son fusil. Contre toute attente, la créature se relève soudainement et fonce vers la fenêtre de notre chambre, saute à travers cette dernière avec ma sœur sous le bras. J'entends mon ainée hurler mon nom mais sa voix se fait lointaine et ma conscience m'abandonne...


Je me réveille en sursaut, en sueur ; lasse de voir ce cauchemar hanter mes nuits. Je m'en veux terriblement de n'avoir su sauver ma sœur, même si je n'étais qu'une gamine à la merci d'une abomination aux traits humains. Hmf. Je m'enroule dans ma couverture et tente de me rendormir, me retourne dans tous les sens sans arriver à trouver le sommeil. Génial. J'envie ma camarade de chambre, qui comate juste à côté de moi - une sombre histoire de chambre minuscule et de lits collés. J'aurais aimé affirmer avoir de la chance, parce qu'on est dimanche demain, que je vais pouvoir me lever tard, mais ce dimanche-ci va être très difficile à vivre.

Dimanche 29 Février 2004
Corruption

Je sais, je devrais être heureuse et m'amuser au lieu de m'isoler et faire la tête ; c'est mon anniversaire, mon troisième véritable anniversaire en douze ans, c'est un sacré événement, et cætera. Juste... J'ai aucune envie de m'amuser, perso, parce que c'est pas mon anniversaire mais notre anniversaire, à ma sœur et moi. Je vais devoir faire sans elle cette année et c'est vraiment dur. J'ai... J'ai aucune idée de comment faire ma vie sans ma twin. J'veux dire.. on se chamaillait souvent mais on s'aimait tout de même, on n'avait d'ailleurs aucun mal à se l'avouer ; puis même si on se chicanait sans arrêt, on se racontait tous nos secrets et on faisait tout ensemble. Bien évidemment, on savait mettre nos différends de côté en cas de besoin, surtout au moment de faire front commun face à l'autorité maternelle. Pauvre maman, on lui aura vraiment mené la vie dure. Je nous vois encore lui râler dessus à cause de nos prénoms si similaires, qu'on nous a donnés en hommage aux origines mongoles de mémé. Naran est le soleil et Saran est la lune.

Tu dois t'en douter mais on savait mettre nos différends de côté en cas de besoin, surtout au moment de faire front commun face à l'autorité maternelle. Je nous vois encore râler sur notre mère à cause de nos prénoms si similaires, qu'on nous a donnés en hommage aux origines mongoles de mémé. Naran veut dire soleil et Saran est la lune. Pauvre maman, surtout qu'en secret, on était heureuses de cette similitude.


Pauvre maman. Je nous vois encore lui râler dessus à cause de nos prénoms si similaires, qu'on nous a donné en hommage aux origines mongoles de mémé, même si on était secrètement heureuses de cette similarité - comme si on ne lui menait pas assez la vie dure comme ça.

On savait facilement mettre nos différends de côté en cas de besoin, surtout au moment de faire front commun face à l'autorité maternelle.

On savait en tout cas mettre nos différends de côté en cas de besoin, surtout au moment de faire front commun face à l'autorité maternelle.


J'veux dire, on se chamaillait souvent mais on s'aimait tout de même et on n'avait aucun mal à se l'avouer, on se racontait tous no
Je nous vois encore râler à cause de nos prénoms si similaires, qui nous ont été donnés en hommage aux origines mongoles de mémé, alors qu'en secret, on était très heureuses de cette similitude !

J'en ai rien à faire des cadeaux. J'veux ma Naran. J'ai aucune idée de comment faire ma vie sans elle, c'est comme si on avait arraché un morceau de mon âme en me l'enlevant. J'ai mal au cœur, merde. Je sèche une larme d'un revers de la main, renifle avec toute la grâce du monde sans me soucier de rien. Je me contente de rester assise à même le sol,

Je me demande où elle se trouve, si elle va bien.
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